Fin et suite du 123, rue Royale

Après dix ans d'occupation, les membres de Woningen123Logements, habitants de la rue Royale,  ont dû quitter le bâtiment qu'ils occupaient. A l'annonce de la fermeture un an avant l'échéance, des mouvements se sont formés en interne pour tenter de retrouver un nouveau bâtiment dans lequel reproduire le modèle de communauté autogérée. 

A la rue du Progrès, autre occupation de Woningen123Logements, on a pu assister à une réelle mobilisation pour assurer aux membres les plus précarisés un logement. Parallèlement, l'ouverture d'autres occupations et le soutien de partenaires a permis de répartir les membres qui restaient sans possibilité de logement. 

Les derniers mois de l'occupation étaient véritablement tendus. L'avenir des occupants suscitait beaucoup d'inquiétudes, l'incertitude de retrouver un bâtiment était forte, et il restait plusieurs questions administratives à résoudre dans un délai relativement court.

A la rue du Progrès, le soutien aux membres de la rue Royale a occupé la plupart des réunions des habitants. Ces derniers se sont organisés au mieux afin d'accueillir ces nouveaux membres dans les espaces disponibles. Cela représentait évidemment une certaine pression pour le collectif du Progrès, mais ça a également apporté une nouvelle dynamique et cohésion au sein de la communauté. 

Aujourd'hui, après plusieurs mois mouvementés, les collectifs de l'ASBL se réorganisent et retrouvent progressivement leur stabilité. Il y a désormais trois occupations  dépendantes de l'ASBL, à savoir le projet de la rue du Progrès implanté depuis plusieurs années et deux nouvelles occupations. La transition n'est cependant pas terminée et il reste encore toute une série de problèmes pratiques (administratifs, techniques, etc) à régler. 

En termes de dynamique, si la plupart des membres ont pu trouver des solutions de secours, ce n'est pas sans une grande déception de ne plus occuper un bâtiment capable de maintenir le collectif réuni. Plusieurs membres sont partis et n'éprouvent plus le souhait ou le besoin de vivre en occupation quand d'autres souhaitent poursuivre leurs recherches d'un nouveau bâtiment. 

Après plusieurs années de vie collective, si la rude fin de la rue Royale a rappelé que l'occupation restait précaire et temporaire, elle a également mis en lumière la capacité des occupants à se rassembler et mobiliser leurs outils et ressources au service de la collectivité.