123 rue Royale : le compte à rebours est lancé !

L’ASBL Woningen123Logements est dans une année de transition. Son projet fondateur, sis rue Royale 123, se termine après 11 années d’existence. La Région Wallonne, propriétaire du bâtiment, a permis aux occupants d’y habiter et avait en son temps signer une convention d’occupation temporaire. L’établissement a maintenant été vendu à un promoteur privé, ne laissant plus que quelques mois à ses habitants pour le quitter. Le 31 octobre 2018, le bâtiment sera vidé et rendu à son nouveau propriétaire. [en savoir plus]

Le 123, c’est quoi ? C'est plus de 300 personnes domiciliées, des milliers de repas à prix libre à la table d'hôte, 12.000 nuitées d'hébergement d'urgence, divers ateliers et actions en lien avec le quartier et la ville et la création de synergies partout en Belgique, en Europe et dans le monde.

C'est un trésor d'humanité et d'entraide qui va disparaître. La mixité sociale y est célébrée à tous les niveaux : nous avons donné envie à des professeurs d'universités de vivre avec d'anciens SDF et à des personnes handicapées d'habiter avec des architectes. Le 123, c'était une ville dans la ville, autogérée par des bénévoles motivés par l'humain et les palabres : une grande famille.

L'ASBL cherche maintenant un grand bâtiment pour continuer cette aventure.

Nous avons 6 grands ateliers à replacer : un atelier de réparation de vélos, un atelier de menuiserie/ébénisterie, une friperie, un atelier d'apprentissage aux logiciels libres, un atelier de bien-être yoga et massage et un bar associatif.

Nous sommes 65 personnes à reloger, dont 55 adultes et 10 enfants, qui idéalement veulent continuer à vivre tous ensemble mais il est également possible de se diviser en petits groupes de 10 personnes minimum.

Nous ne pouvons pas prendre un bâtiment seulement pour la tenue des activités et ne pas avoir de lieu où se loger… C'est un projet global ! Sans nouveau lieu, certains trouveront des solutions mais la majorité des habitants n'aura pas d'autre choix que de se tourner vers le Samu social où l'on dort tout habillé de peur de se faire dépouiller. 

Malgré nos recherches, nous n'avons rien trouvé. Les pouvoirs publics ne semblent pas trop se soucier de la disparition de notre projet. Donc par voix de presse, nous lançons un appel pour trouver un ou des bâtiments.  Un particulier, un promoteur, ou un politicien peut nous contacter pour nous faire des propositions.

Le 123 met en garde contre une fin annoncée de la scène alternative de Bruxelles et une augmentation des inégalités sociales.

Le 123 mais aussi le Recyclar, le Barlok, et le quai du Hainaut vont fermer dans les 12 mois. Le Nova a  également vu sa subvention diminuée. 

Ces espaces de vie autogérés ne peuvent pas disparaître.